Les prix du pétrole ont augmenté vendredi après des informations selon lesquelles un projet préliminaire négocié entre l'Iran et Oman interdirait aux navires américains et israéliens de traverser le détroit d'Hormuz jusqu'au paiement d'une compensation pour les dommages de guerre.
Les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 1.2 pour cent à 83.48 dollars le baril à 00:10 GMT, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) américain ont gagné 1.1 pour cent à 78.84 dollars, selon AGBI. Les deux références avaient chuté de 5 à 8 pour cent au cours des cinq jours précédents mais restent en hausse de près de 28 pour cent depuis le 1er janvier.
L'agence de presse semi-officielle iranienne Fars a rapporté que le projet a été envoyé à une commission parlementaire pour approbation et restreindrait le transit des navires de nations jugées hostiles, a écrit AGBI. La proposition prévoit également une amende pouvant atteindre 20 pour cent de la valeur d'une cargaison pour les contrevenants, selon l'agence, qui cite un responsable du gouvernement iranien.
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu'un accord pour rouvrir le détroit n'avait pas été finalisé, comme l'a rapporté Fox News.
Les efforts diplomatiques se poursuivent. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré samedi que l'accord avec Oman était "très proche", mais il a averti que la réouverture complète de la voie maritime dépendrait du respect par les États-Unis des engagements pris au titre du protocole d'accord (MoU) signé en juin puis violé, selon Al Jazeera.
Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), a déclaré aux médias d'État que la réouverture du détroit d'Hormuz "a son propre mécanisme spécifique et n'a rien à voir avec les négociations entre l'Iran et Oman", ajoutant que les États-Unis n'auront d'autre choix que d'accepter les "conditions" fixées par l'Iran. Selon M. Mohebbi, l'IRGC considère le détroit non seulement comme une voie maritime économique mais comme une source de puissance liée à la position géographique de l'Iran qu'il entend exploiter.
L'Iran et Oman se sont mis d'accord sur les coordonnées des routes traversant la voie maritime : le trafic entrant passerait par un couloir nord dans les eaux territoriales iraniennes, tandis que le trafic sortant emprunterait un couloir sud dans les eaux omanaises, en coordination avec Téhéran. Selon les médias américains, l'accord intérimaire est envisagé pour 60 jours et peut être prolongé, rapporte Al Jazeera.
Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, a confirmé que le cadre de l'arrangement avec Oman avait été convenu et qu'un accord pouvait être attendu bientôt, sous réserve du feu vert des "plus hautes instances".
Environ 20 pour cent du pétrole mondial passe par le détroit d'Hormuz en temps de paix. La voie maritime est en grande partie perturbée depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février.
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