L'inflation US a ralenti en juillet, conformément aux attentes du marché. Selon les données publiées mercredi par le Bureau of Labor Statistics, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0.1% sur un mois, après une baisse de 0.4% en juin, portant le taux annuel à 3.4%, contre 3.5% le mois précédent.
Le core CPI, qui exclut les composantes volatiles de l'alimentation et de l'énergie, a augmenté de 0.2% en juillet, portant le taux annuel à 2.5%, le plus bas depuis janvier-février de cette année, où il avait touché un plus bas de près de cinq ans. Là aussi, les chiffres correspondaient aux prévisions des économistes.
L'énergie et le logement ont contribué à contenir les prix. Les prix de l'essence ont reculé de 2.9% en juillet, tandis que l'indice du logement, qui représente environ un tiers du panier du CPI, n'a progressé que de 0.1%, freiné par la baisse des prix dans les hôtels et autres hébergements. Les prix de l'alimentation ont baissé de 0.1% : l'inflation alimentaire s'établit à 2.7% sur un an, en dessous du chiffre global.
La tendance reflète un apaisement du choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient. La perturbation du transport maritime dans le détroit d'Ormuz avait poussé l'inflation à un plus haut de trois ans plus tôt en 2026 ; les progrès progressifs des pourparlers de paix ont depuis réduit la pression sur les prix de l'énergie, même si les négociations restent chaotiques.
Le ralentissement de la hausse des prix pourrait alléger la pression sur la Federal Reserve pour qu'elle relève à nouveau ses taux. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a souligné à plusieurs reprises l'engagement de la banque centrale à ramener l'inflation vers son objectif de 2%, après des années de lectures supérieures. Par ailleurs, les données du marché du travail montrent une croissance des salaires de 3.2%, toujours inférieure au rythme des prix à la consommation.
Pour l'économie américaine, c'est un signe encourageant, même si les préoccupations liées au coût de la vie persistent. "L'économie n'est pas tirée d'affaire face à la menace que l'inflation fait peser sur les Américains au quotidien, mais les pressions sur les prix ne sont pas non plus brûlantes", a écrit Christopher Rupkey, chef économiste chez FwdBonds.
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